Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 03:49

Les organisations syndicales et celles de la société civile appuyée par les forces politiques de l’opposition ont tenu hier à la bourse du travail une conférence de presse. Une rencontre au cours de laquelle, les conférenciers ont dénoncé avec véhémence la façon dont les libertés démocratiques sont entrain d’être foulées au pied par le gouvernement en place.


24h après la marche interdite  par les autorités préfectorales, les organisations syndicales avec à leurs côtés les composantes de la société civile ainsi que celles des forces politiques de l’opposition ont donné cette conférence de presse pour situer l’opinion publique sur les risques que court le Bénin actuellement à travers la privation des libertés démocratiques. Les conférenciers ont tour à tour pris la parole pour exprimer leur indignation face à la situation sociopolitique très tendue qui menace dangereusement la République. Selon Mètonou, Sg de la Csa-Bénin, les manœuvres politiques que le gouvernement est entrain de mettre en place pour empêcher la classe ouvrière de jouir de ses droits ne sont les meilleures. Pour lui, les populations n’ont plus le droit de faire des marches ou se regrouper pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la cité commune. Elles sont empêchées par les préfets et de vils individus. Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb a trouvé quant à lui que le combat que mène la Cstb, c’est celui de la liberté de l’action citoyenne et de la parole. Dans un pays démocratique, les libertés ne doivent pas être privées comme on l’assiste aujourd’hui au Bénin. Faisant allusion à ce qui s’était passé pendant la période révolutionnaire, Laurent Mètognon a  quant lui invité tous les Béninois à fédérer les énergies autour de la coalition dénommée Front démocratique pour interdire la violation des principes démocratiques chèrement acquis lors de la conférence des forces vives de la nation en 1990.Pour Gaston Azoua , Secrétaire général de la Cstb, ce qui se passe actuellement reflète la situation qui a prévalu en 1963 avec « l’affaire Boyiki » qui a vu la défection du gouvernement d’alors. C’est « L’affaire Kovac » en 1972 qui a conduit le pays à une crise économique généralisée poursuit-il. Il ajoute que l’arme qui a fait partir le Gouvernement Militaire Révolutionnaire n’est pas perdue, mais qu’elle est cachée quelque part et qu’elle n’est pas loin de faire sa réapparition avant les échéances électorales de 2011, si le gouvernement continue de violer les libertés. Gustave Anato de l’Ohdp, Taofic Bello de Abt 2011, Bouraima Malehossou  du Nep-Mixalodo, Fidel Quenum du Pcb et Sacca Fikara du G13 ont tous tenu le même langage que leurs prédécesseurs. Selon eux, la situation sociale et économique que vit le Bénin aujourd’hui doit faire réfléchir. Focalisant leur intervention sur les errements constatés dans la gestion des Affaires : Icc-Services et consorts, Cen-sad, Dangnivo et autres, ils ont trouvé que la marche contre la corruption instaurée au lendemain de la naissance du pouvoir n’était qu’illusoire. Présent aux côtés des représentants travailleurs, Antoine Idji Kolawolé de l’Un s’est intéressé à la question de la réalisation de la Lépi. Selon lui, la Lépi ne passera pas en 2011 puisque la méthode mise place pour la réaliser est entachée de beaucoup d’irrégularités.

Etienne YEMADJE
 
LE MATIN

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